20.01.2008
de l'essence
La recherche de l’essence est je pense quelque chose qui nous anime tous tout au long de la vie. Je parle biensur de l’essence au sens philosophique du terme, de la substance qui nous semble inaccessible, pour commencer dans notre être même mais aussi dans la vie en général, dans tout ce qui nous entoure. Certains ont appelé cela la quête du sens ou la perte du sens, si l’on part du principe que l’essence a un quelconque moment existé. En effet auparavant l’Homme pouvait croire en certaines certitudes : Dieu, le marché, le socialisme, la nation, la communauté… Autant de point d’attache qui nous permette de ne pas sombrer dans les bas fonds de l’inconsistance et de l’inutilité.
Mais aujourd’hui qu’en est-il ? Pas grand-chose et là est le problème. Donc comme toujours, comme auparavant l’Homme s’emploie à construire des représentations mentales, de nouveaux points d’attaches. Il en va ainsi des nouvelles modes, qui tentent par un mouvement d’aller-retour, d’associer un passé disparu à jamais et une modernité abstraite. Regardez un clip de tektonik et vous comprendrez, c’est l’exemple type d’une tentative de synthèse post-moderne : le smurf, le hip-hop, la teckno, les jeans slim des 80’s et beaucoup de grand n’importe quoi.
Mais ce que l’Homme n’a pas compris ou ce qu’il a au contraire trop compris c’est que ces constructions sont vaines et comme il en va dans la modernité sont amenés à disparaître dans les plus brefs délais. Donc l’idée serait de vivre justement dans l’absence de point de repères et de se laisser porté par l’air du temps. Mais il y a des dérives comme la montée de l’intégrisme religieux, qu’il soit musulman ou catholique, ou encore un accroissement de la violence. Nous avons biensur des gardes fous que sont les lois, mais nous le savons tous les lois sont faites pour donner une limite à l’Homme, libre à lui de passer outre.
Ainsi vivre dans la post-modernité ou l’hyper-modernité, serait en fin de compte un retour en arrière de deux cents ans, le début d’un nouveau cycle de réflexion débouchant sur un avortement. Rendez-vous dans deux siècles.
17:02 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : essence, philo, post moderne, modernité, philosophie, humeur
09.12.2007
Sciences-po et le doute métaphysique fondamental
Après quelques semaines de silence il est tant de se remettre à l'écriture et aujourd'hui je voudrais vous faire part de l'expérience que je suis en train de vivre en cemoment et depuis déjà le début du mois d'octobre : Sciences-po Bordeaux. Et oui il n'y a pas que Paris sur terre, qui au passage base la qualité de son enseignement essentiellement sur ses investissements en marketing. Ceci étant dit, si d'autres iepistes passent sur ce blog qu'ils me fassent part de leurs commentaires, je voudrais me pencher sur l'enseignement et le mode de vie diffusé par sciences-po et j'ai l'impression pas mal de grandes écoles dans ce pays. Tout d'abord le plus difficile avec sciences-po c'est d'y rentrer ça tout le monde le sait : 3500 candidats à Bordeaux pour l'entrée à Bac 0 Bac+1 seulemnt 230 de pris, d'ailleurs on se demande parfois comment bref... Dès lors commence le grand rêve de tout étudiant mué par la volonté de rentrer dans cette noble institution (bjr à nos amis de la fac de sciences politiques pluridisciplinaire de Toulouse). On se prend à penser à l'épanouissement personnel au mélange des savoirs à la réflexion et à la réflexivité... il n'en est rien ou pas grand chose. LA qualité de l'enseignement de sciences se base sur un vide que l'étudiant doit lui-même remplir à coup de fêtes du BDE de cuites au bordeaux blanc et de déceptions en chaîne. Au programme : économie, études politiques ( matière obscure mêlant sciences juridiques sociales et droit constitutionnel sans oublié le pilier fondamental la sciences politique), culture générale (autant dire non culture, ou verni intellectuel) et langues ( la difficulté à sciences-po étant de garder le même niveau de langue qu'à son entrée. Dès lors on a le temps de réfléchir, de se poser des questions sur soi sur les autres, de se taper une bonne déprim avant de refaire surface sous un nouveau jour. Est-ce ça en fait que recherche véritablement cette institution. Se remettre en question soi-même pour mieux se conformer au modèle sciences-po et ne plus regretter les cours d'hypokhâgne fouillés et construits. Je pense en être à la phase réémergence tout en prenant conscience du processus qui s'accomplit.
14:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, iep
04.09.2007
université d'été du ps
bonjour chers lecteurs, aussi peu nombreux que vous soyez lol. Je fais également ma rentrée, en exerçant à nouveau ma plume ou plutot mes doigts sur le clavier de mon ordinateur, sur mon blog. Deux mois salvateurs pour le moral personnel et politique quand au philosophique il est quelque peu en veille. Tout d'abord je voudrais conseiller deux livres que j'ai lu cet été, Vacances dans le coma de Frédéric Begbeider, auteur à succès qu'on ne présente plus et Julius et Isaac de Patrick Besson (rien à voir avec Eric Besson). Le premier nous ammène à réfléchir sur la condition humained'une façon assez dramatique mais toute fois distrayante, quant au second il est un rappel historique sur les années noires des Etats-Unis du Mc Carthysme. Je ne m'étendrai pas plus à résumer ces deux livres, essayez juste de me faire confiance.
Qui dit rentrée politique dit Université d'été du PS. J'y étais le week-end dernier. En rentrant l'on m'a fait part des échos qu'elle avait eu dans les médias, et bien je dois vous dire que ces derniers sont bien plus pessimistes que les militants. En effet ombre au tableau : point de Strauss-Kahn, point de Fabius. Mais qu'importe ! Et tant mieux. Cela a favorisé un climat plus serein. La rénovation est en marche elle sera longue et difficile, mais le socialisme n'est pas mort et il a encore un bel avenir devant lui.
Voila pour mon signe de vie rapidement donné. Je tenterai à l'avenir d'actualiser mon blog plus régulièrement, l'année à venir me le permettant plus aisément car rentrant à Sciences Po Bordeaux, je pourrai jouir d'un rythme scolaire un peu plus cool. Je reviendrai plus longuement sur cette université d'été, ainsi que sur l'actualité du MJS et biensûr je vous continuerai à vous faire part de mes lectures et réflexions.
18:58 Publié dans Politique,droite,gauche,élection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, mjs, rentrée, université, sciences po, iep, hk
19.07.2007
De l’intérêt politique de la violence
Il s’agira d’étudier en quoi la violence peut être utilisée à des fins politiques et en quoi la politique institutionnalise la violence pour mieux la réguler.
La politique est violence ça tout le monde a pu le remarquer lors de la dernière campagne présidentielle, mais également dans l’actualité récente au travers de l’ « ouverture » de Nicolas Sarkozy. En effet il subit les foudres des vieux gaullistes du parti mais également celles du PS, le PS lui-même ne rate pas une occasion de retrouver une crédibilité en attaquant violemment la droite. Bref que de coups bas dans les deux sens, mais ça nous le savions déjà. Mais le moment politique est également le moment d’institutionnalisation de la violence, c’est-à-dire qu’il est admis pour un moment donné dans un domaine donné une grande violence verbale qui n’est pas réellement vécue comme telle mais qui est bien réelle, car personne n’est choqué. Lors de la fermeture de ce moment la violence s’arrête également, l’affrontement des idées cesse. La politique canalise ainsi la violence contenue dans les différentes revendications de la société pour la faire sienne la retranscrire puis s’en séparer, tout cela en quelque sorte par un processus de filtrage et de purification en quelque sorte.
Maintenant intéressons-nous au deuxième aspect de la violence, qui peut-être utilisée à des fins politiques, entendons-nous bien : conquête et exercice du pouvoir. Ainsi dans le cas de la conquête, un exemple simple est celui de 2002, la violence suscitant la peur, le citoyen a tendance à chercher une protection qu’il pensera trouver auprès d’un homme sécuritaire et dangereux, même si la violence est certes effective mais bien relative. Mais une fois au pouvoir il faut savoir entretenir cette violence qui maintient le citoyen dans un désir de protection. C’est ce qui ressort par exemple du livre de Georges Orwell, 1984, dans lequel on saisit la dimension du fabriqué. Par exemple, Big Brother, tout puissant dictateur, maintient son pouvoir par la peur suscitée par une guerre factice, relayée par les médias tous les jours. Des bombes tombent même sur Londres mais ne sont-elles pas directement envoyées par le gouvernement pour rendre l’existence de la guerre plus crédible ?
Ces questions restent d’actualité puisque c’est peut-être de cette façon qu’aujourd’hui encore on détourne notre regard de certaines préoccupations comme la justice sociale, l’équité, l’environnement, le Darfour, par le biais de guerres spectacles, d’attentats monstrueux largement relayés par les chaînes de télévision et les chefs d'Etats.
03:35 Publié dans Politique,droite,gauche,élection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, diplomatie, réflexion, big brother, violence, ump, ps
20.06.2007
Une victoire, une défaite.
Les dernières élections législatives furent à la fois une victoire et une défaite pour le parti socialiste et la gauche en général. Elle a su montrer qu’elle était encore existante, que le peuple de France n’avait pas totalement été lobotomisé par un discours simpliste et archaïque, ou alors que les électeurs de l’UMP sont des citoyens par intermittence, qui ne vont voter que lorsque tout le monde y va, que les jeux ne sont pas encore fait…bref.
Donc la gauche va pouvoir s’exprimer avec un poids non négligeable au sein de l’hémicycle même si cela ne change pas grand-chose dans les faits puisque pour ceux qui ne le savent je rappelle que nous vivons sous un régime présidentiel… La droite ne pourra cependant pas modifier la constitution à sa guise ( je ne parle pas du projet de limiter le nombre des mandats du président à deux, ce qui est totalement inutile puisque l’on a jamais vu un président faire plus de deux mandats, mais du risque de voir les pouvoirs du chef de l’Etat encore renforcés).
Cependant elle a peut-être raté une occasion de connaître une grande défaite la poussant à se remettre profondément en question tant sur le plan interne qu’externe, tant sur les valeurs que sur l’idéologie. Bref advienne que pourra, retour au statu quo, la bataille va faire rage, le pire est à venir.
18:33 Publié dans Politique,droite,gauche,élection | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ump, hollande, ps, socialiste, mjs


